Quand une carence en vitamine D augmente le risque de cancer

La vitamine D a une influence bien plus grande sur la santé qu’on ne le pensait. Récemment, de plus en plus d’études ont été publiées qui montrent l’influence de la vitamine D sur le développement et l’évolution de certains cancers. Ce qui est nouveau, c’est l’observation qu’une carence en vitamine D pourrait également être une indication du degré de malignité d’une tumeur. Cette situation a été observée et analysée sur la base d’un groupe d’hommes qui avaient déjà un cancer de la prostate.

Une carence en vitamine D présente des effets sur le système immunitaire

Une carence en vitamine D augmente le risque de nombreuses maladies tels que le cancer, qui cause en moyenne 148 737 décès chaque année en France, dont 88 378 chez les hommes et 60 359 chez les femmes. La vitamine D a une influence importante sur le système immunitaire, en plus de nombreux autres effets positifs. Si l’organisme manque de vitamine D, il perd la capacité de reconnaître et d’éliminer les cellules malignes plus facilement qu’avec un taux de vitamine D sain. Les changements dans la substance héréditaire sont maintenant plus facilement tolérés. En conséquence, une carence en vitamine D ouvre la porte à de nombreuses maladies, dont le cancer, et il existe un grand potentiel pour la prévention, le traitement et le pronostic des maladies tumorales.

L’insuffisance de vitamine D favorise le risque de cancer

Une étude publiée en juillet 2014 a montré que les patients atteints d’un cancer chez qui on avait diagnostiqué des taux de vitamine D plus élevés avaient de meilleures chances de survie et restaient en rémission plus longtemps que les patients souffrant d’une carence en vitamine D (moins de 75 nmol/l ou moins de 30 ng/ml).Selon cette étude, une augmentation des niveaux de vitamine D de 10 nmol/l (4 ng/ml) est déjà associée à un taux de survie supérieur de 4 % chez les patients cancéreux – en particulier pour les cancers du sein et du colon ainsi que pour les modifications malignes du tissu lymphatique. Les chercheurs participants ont conseillé : « Les médecins devraient toujours tenir compte des niveaux de vitamine D chez les patients cancéreux. » Plus le niveau de vitamine D est bas, plus le cancer est malin. Dans une étude publiée dans le Clinical Cancer Research Journal, on suppose même un lien possible entre une carence en vitamine D et des tumeurs de la prostate particulièrement agressives. 667 hommes âgés de 40 à 79 ans ont été observés. Les participants à l’étude étaient des Américains – d’origine européenne et africaine.

Il a été constaté que de faibles niveaux de vitamine D étaient associés à l’apparition de tumeurs de la prostate particulièrement agressives, notamment chez les hommes afro-américains. Chez les hommes européens, le degré de malignité de la tumeur était accru si les niveaux de vitamine D étaient inférieurs à 12 ng/ml. Chez les hommes d’origine africaine, des taux de vitamine D inférieurs à 20 ng/ml étaient suffisants pour augmenter la malignité du cancer de la prostate. Des taux de vitamine D faibles peuvent donc augmenter le risque de cancer et accroître la malignité de la tumeur correspondante. En cas de cancer, quel qu’il soit, il est donc essentiel de surveiller le taux de vitamine D et, si nécessaire, de l’amener à un niveau sain grâce à des compléments alimentaires de qualité. Pour la prévention, une exposition au soleil devrait suffir pour combler le déficit. Grâce aux rayons UVB, le soleil permet en effet de fabriquer de la vitamine D dans la peau. Pour cela, évitez les mois d’hiver où le rayonnement solaire ne garantit pas une meilleure synthèse de la vitamine D. Toutefois, évitez une exposition trop longue au soleil pour éviter un effet nocif sur votre santé. Une exposition prolongée au soleil est en effet le premier facteur qui favorise certains maladies de la peau : kérastose solaire, mélanome… 

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