Comment reconnaître les troubles de l’anxiété ?

Les experts peuvent identifier le trouble anxieux grâce à certains signes démontrés par le patient. Voyez si vous montrez certains de ces signes. À un moment donné de la vie, 20 femmes et 8 hommes souffriront de troubles anxieux. Dans la plupart des cas, les crises persisteront pendant six mois ou plus. Le trouble anxieux d’expression comprend plusieurs états cliniques qui évoluent différemment et nécessitent un traitement spécifique. Parmi eux, on peut citer : le trouble panique, l’anxiété généralisée, le stress post-traumatique, le stress aigu, les phobies spécifiques, les phobies sociales et le trouble obsessionnel-compulsif.

Les signes de l’anxiété

L’anxiété peut être normale, voire nécessaire à la vie par sa fonction adaptative, ou au contraire pathologique et invalidante. Les limites entre la réaction anxieuse normale qui mobilise le sujet pour affronter une situation difficile et l’anxiété pathologique est floue. On considère en général que l’anxiété est normale lorsqu’elle est bien tolérée par le sujet, qu’il peut la contrôler, qu’il ne la perçoit pas comme une souffrance excessive, qu’elle n’a pas de retentissement sur sa vie quotidienne et qu’elle est peu somatisée. L’anxiété normale est l’expérience que chacun de vous a vécue : peur avant un examen, inquiétude pour la santé d’un parent, réactions anxieuses lors d’accidents, de catastrophes. L’anxiété est ainsi une émotion utile. C’est une réaction psychologique au stress. C’est un état qui fait partie de vos réactions d’adaptation aux stimulations extérieures en vous permettant de mobiliser notre attention, d’élever notre vigilance dans des situations de nouveauté, de choix, de crise ou de conflit.

Diagnostic

Au moindre doute, ou si les symptômes s’installent sur la durée, il est important d’en parler à son médecin généraliste ou son psychiatre en prenant soin de mentionner la date d’apparition des signes, leur niveau de sévérité et celui de l’impact sur la vie quotidienne. Le médecin doit pouvoir évaluer s’il s’agit d’une anxiété grave ou non. Après un premier questionnaire cherchant à identifier un événement responsable de l’anxiété, des antécédents familiaux de troubles psychiatrique, la responsabilité d’un médicament, une addiction (alcool, drogue, médicament etc.) ou encore d’autres facteur pouvant expliquer la cause de cette anxiété. À partir de ce questionnaire, le médecin devrait évaluer du type d’anxiété et de trouble dont souffre la personne et adapter le traitement en fonction de cette information et le diriger vers un spécialiste ou des médicaments idoines. 

Causes et facteurs de risque de l’anxiété

À côté des troubles névrotiques (anxiété généralisée et trouble panique) dont la cause réelle est inconnue et fait l’objet de différentes théories, il existe des causes faciles à reconnaître. L’anxiété est toujours présente dans les états névrotiques et elle est même l’élément constitutif de la névrose d’angoisse. Dans la névrose hypocondriaque, l’anxiété se fixe sur le corps. Ces symptômes structurés permettent de diminuer la sensation d’angoisse. Dans la névrose hystérique, l’angoisse est convertie en symptômes physiques n’ayant pas de support organique. Mais cette conversion est souvent incomplète et une certaine anxiété persiste en général. Dans la névrose phobique, l’anxiété est fixée sur des situations précises (foule, espace fermé ou très largement ouvert, animaux…), et l’angoisse ne se manifeste que devant ces situations et disparaît en même temps qu’elles. Dans la névrose obsessionnelle enfin, le sujet lutte contre les pensées qui l’envahissent et l’anxiété est toujours présente. L’état de stress post-traumatique (névrose post-traumatique) est consécutif à un événement hors du commun qui provoquerait des symptômes évidents de détresse chez la plupart des individus. L’événement est perpétuellement revécu sous forme de souvenirs, de rêves, d’impression qu’il va se reproduire. Le sujet s’efforce d’éviter tout ce qui lui rappelle l’événement et souffre d’une hypertonie neurovégétative (irritabilité, hypervigilance, hyperréactivité au stress, difficultés d’endormissement…)

Symptômes 

La névrose d’angoisse est un état anxieux chronique où l’angoisse est présente plus d’une journée sur deux, depuis au moins six mois. Elle est indépendante d’une situation phobogène (pouvant provoquer des phobies, des angoisses), d’une crainte obsédante comme dans la névrose obsessionnelle, et elle n’émaille pas l’évolution d’un trouble psychotique ou dépressif. Elle comporte au moins six symptômes parmi une liste de dix-huit :

  • Tremblements, tressautements ou impression de secousses ;
  • Tension, douleurs ou endolorissement musculaires ;
  • Fébrilité ;
  • Fatigabilité ;
  • Souffle coupé ou sensations d’étouffement ;
  • Palpitations, tachycardie ;
  • Transpiration ou mains froides et moites ;
  • Sécheresse de la bouche ;
  • Étourdissements ou lipothymies ;
  • Nausées, diarrhée ou gêne abdominale ;
  • Bouffées de chaleur ou frissons ;
  • Pollakiurie ;
  • Boule dans la gorge, difficultés de déglutition ;
  • Sensation d’être survolté ou à bout ;
  • Réaction de sursaut exagéré ;
  • Difficultés de concentration ou trous de mémoire ;
  • Difficultés d’endormissement ou sommeil interrompu ;
  • Irritabilité.

Traitement des troubles de l’anxiété

Aujourd’hui, il existe des médicaments et des traitements psycho-thérapeutiques spécifiques qui aident grandement les personnes atteintes de ces troubles. En règle générale, les cas de symptômes plus légers de troubles anxieux, nouvellement installés et n’interférant que peu avec les activités quotidiennes, peuvent recevoir un traitement de psychothérapie exclusif. Dans ce domaine, la technique la plus appliquée est la thérapie cognitivo-comportementale, qui repose sur l’exposition du patient à des stimuli potentiellement stressants, assurant des situations de sécurité qui évitent les réactions phobiques. Bien que la psychothérapie soit également indiquée dans les cas les plus graves, elle ne doit pas constituer un traitement exclusif : il existe des médicaments spécifiques pour chaque type de trouble anxieux. Le traitement pharmacologique est généralement prolongé : il est généralement maintenu pendant six à douze mois, comptés à partir de la disparition des symptômes, puis interrompu à des doses décroissantes. Dans des cas particuliers, le médicament peut être conservé beaucoup plus longtemps. Le trouble anxieux est causé par des troubles du système nerveux sympathique, qui libère dans la circulation des quantités inappropriées d’hormones impliquées dans la réaction de stress. Ses porteurs, abandonnés à leur propre sort, comme cela s’est produit dans le passé, peuvent succomber aux symptômes causés par ces décharges hormonales et commencer à mener une vie marquée par la peur et l’isolement.